orange press(é)e

9 juillet 2008

Orange expérimente sous le nom Read and go, un kiosque à journaux numérique sous la forme d’un livre électronique (l’Iliad de iRex Technologies) connecté en Wi-fi et 3G.  Actuellement testée par 150 personnes pour cerner les usages et attentes des lecteurs de presse et de livres, l’offre devrait être commercialisée en 2009.

Pour ce qui concerne l’offre de contenu, Orange travaille en partenariat avec cinq titres de la presse française (Le Monde, le Parisien, les Échos, l’Équipe et Télérama) ainsi que, pour la bibliothèque numérique, Feedbooks, Médiatoon (Dargaud, Dupuis, Lombard et Kana) et les éditions Mango.  Stephan Jost, directeur des contenus de Orange France Telecom, invité aux Assises du livre numérique le 8 juillet 2008, s’interroge sur les modèles économiques de ces contenus numériques et attend que les professionnels du marché les aident à les trouver.

De même il se demande comment mettre la technologie de Orange au service des professionnels tout en espérant inventer un modèle qui sera celui de la consommation de demain pour éviter un morcellement de l’offre. Et reprenant une remarque de Bruno Patino aux Assises du livre numérique qui se sont tenu le 8 juillet 2008 à la Mutualité à Paris, il constate :

pour les éditeurs numériques le prix unique du livre signifie le même prix pour tous les contenus.


un coup de pied dans l’édition scolaire

2 juillet 2008

Interview de Sébastien Hache, fondateur de Sésamath.

Des manuels de mathématiques libres et coopératifs bousculent les schémas traditionnels de la diffusion du savoir au sein du corps enseignant et de l’édition scolaire. 80 professeurs du secondaire ont travaillé bénévolement pour produire les manuels Sésamath destinés aux classes de collège. Téléchargeables gratuitement, ils sont aussi accessibles dans une version papier payante diffusée par un éditeur de produits éducatifs, Génération 5.

Comment fonctionne l’association Sésamath qui s’est donné pour mission de partager des ressources pédagogiques en ligne en accès libre et gratuit ?

Sésamath a été fondé en 2001 pour essayer de mettre de la cohérence dans des pratiques déjà existantes d’échanges de ressources pédagogiques sur Internet entre professeurs de maths. L’association a connu un succès rapide et s’est développée vers une forme de travail coopératif, qui s’appuie sur une demande latente de nos collègues. Nous lançons nos appels à projets sur notre newsletter, à laquelle 14 000 profs sont abonnés. Très rapidement, des groupes de 20 à 30 personnes s’investissent dans l’élaboration de nouvelles ressources et travaillent à distance, sans jamais se rencontrer la plupart du temps. Les processus coopératifs se développent autour de phénomènes que je qualifierai de « spiralaires », dans le sens où le collaboratif entraîne l’engagement d’autres professeurs, qui découvrent notre démarche, la trouvent intéressante et ce disent : « Pourquoi pas moi ? ». Notre philosophie repose sur l’échange et la confrontation des idées contrairement au système traditionnel français de la diffusion du savoir. L’UNESCO, qui nous a accordé en décembre 2007 son 3ème prix sur l’usage des TICE, nous demande de formaliser le processus d’édition - qui n’a pas d’équivalent dans le monde - pour l’utiliser dans des pays qui n’ont pas de ressources pédagogiques. L’idée est de fournir un modèle qui pourrait être généré et alimenté par les enseignants de ces pays.

Comment ce modèle de manuels coopératifs disponibles sous licence libre peut-il influencer les pratiques pédagogiques ?

Les manuels Sésamath ont été pensés pour amener les enseignants à utiliser les nouvelles technologies en classe et pour essayer de toucher surtout ceux qui sont éloignés de ces usages. Nos ressources, diffusées sous licence libre, sont disponibles et modifiables par tous. Les professeurs peuvent récupérer les documents sources, les modifier et les intégrer dans leur cours. Les membres de l’association ont fourni les logiciels et les applications nécessaires aux exercices présentés dans le livre. Les élèves sont ainsi amenés à utiliser l’ordinateur pour apprendre et faire les exercices. L’utilisation de logiciels de géométrie dynamique, de tableurs ou d’instruments virtuels leur apporte une perception différente des maths. Des parents s’enthousiasment d’ailleurs de voir leurs enfants utiliser l’ordinateur pour travailler et non pas pour jouer ! De plus, l’accent est mis sur les travaux de groupe qui bouleversent la vision classique du seul prof s’adressant aux élèves.

Votre expérience est-elle possible dans d’autres matières ?

Je pense que oui. La difficulté principale est liée aux droits d’utilisation des œuvres comme c’est le cas en littérature. Mais en SVT, par exemple, on peut s’en sortir avec des ressources libres de droits. La question qui se pose pour Sésamath est : « quel modèle peut-on proposer à des profs d’autres matières sur la base de notre expérience ? » Les mathématiques sont favorisées car on trouve beaucoup plus de professeurs avec des compétences en développement informatique chez les profs de maths que chez les profs de lettres. Mais on pourrait très bien imaginer une coopération transdisciplinaire entre profs de maths et profs de lettres. Nous sommes aussi très sollicités par les professeurs des écoles car l’école élémentaire est sinistrée au niveau des équipements et des ressources.

Xavier Darcos a proposé que tous les établissements incluent un volet numérique dans leur projet. Travaillez-vous avec l’institution ?

Cette question est complexe pour un tas de raison. Nous avons été reçu par le ministre avec d’autres associations de profs qui travaillent sur la mise en ligne de ressources pédagogiques. Ce qui ressort de cette entrevue c’est la volonté du ministère de créer un portail pour faciliter l’accès aux ressources pédagogiques mais on ne sait pas très bien à qui ce portail s’adresserait. On sent une prise de conscience du ministère qui semble craindre que les ressources anglo-saxonnes nous concurrencent. Nous estimons que le travail coopératif - qui est le fondement de notre association - est difficile dans le cadre de l’institution qui fait appliquer verticalement ses décisions alors que la méthode collaborative prend en compte les idées de chacun, accepte l’erreur et encourage la modification permanente. L’Education nationale a du mal à intégrer ce phénomène spontané qui bouleverse l’équilibre car le processus ne repose pas sur la validation d’une instance qui fait autorité. Nous avons cru comprendre, dans le discours de Xavier Darcos, que les ressources du portail projetées ne seraient pas validées par l’institution. On se demande alors comment fera l’Education nationale pour accompagner sans dénaturer. Pour ce qui est de l’aide financière, nous n’en recevons aucune venant de l’Etat mais notre association est demandeuse de moyens pour notre activité que nous considérons comme une mission de service public.

Quelles sont les réactions des éditeurs scolaires ?


Je constate deux réactions. Certains se demandent s’ils peuvent changer leur modèle pour aller vers le nôtre. Tous les éditeurs s’interrogent sur ce modèle dont ils prennent conscience peu à peu. Sésamath n’est pas fermé aux contacts avec des éditeurs traditionnels mais tient avant tout, et sans aucune concession possible, à garder le principe d’édition sous licence libre. D’autres ne veulent pas que l’on vienne piétiner leurs plate-bandes. Je pense qu’il existe un lobbying institutionnel pour éviter que nous recevions des aides de l’Etat.

Une partie de l’interview est parue sur Educpros.fr


cahier de vacances + adultes = nintendo DS

18 juin 2008

Grand succès de librairie pour les Cahiers de vacances pour adultes en fin d’année 2007 et pour l’été 2008. Mindscape, en partenariat avec les éditions Chifflet & Cie, en sort une version sur Nintendo DS.


dépasser le catalogue en ligne

17 juin 2008

Qu’est-ce qu’un site d’éditeur 2.0 ?

Présentation de Virginie Clayssen au BookCamp#1 du samedi 14 juin 2008.


presses universitaires open sur le numérique

10 juin 2008

Interview de Jean Kempf. Les Presses universitaires de Lyon développent, avec cinq partenaires européens, un modèle d’édition numérique en accès ouvert pour les ouvrages de sciences humaines et sociales. Ce projet OAPEN (Open Access Publishing in European Network) est financé par le programme eContentPlus de la Commission européenne qui encourage la production et l’accès aux contenus numérique européens.

Quel est le fonctionnement des PUL ?

La vocation des presses universitaires est de répondre à la mission de l’université de diffusion de la connaissance. Les presses universitaires longtemps cantonnées à un rôle de mise en valeur des travaux des chercheurs de l’université voient aujourd’hui leur modèle évoluer et s’engagent sur des voies proches de l’édition classique, non plus régie par l’édition des travaux des chercheurs de l’université dont elles dépendent mais par une volonté d’aller vers un fonctionnement plus proche de l’édition classique autour d’une politique éditoriale qui inclut aussi le choix d’éditer des auteurs extérieurs à l’université. Les PUL n’accordent pas de droit de tirage automatique aux chercheurs de Lyon et s’ouvrent aux travaux d’auteurs extérieurs. L’objectif étant de développer la capacité d’attraction scientifique pour l’université au travers des ouvrages édités.

Quelles sont les contraintes du modèle d’édition OAPEN que vous inventez ?

Les six partenaires du consortium cherchons à synchroniser la production de livres à la fois sous forme numérique et sous forme imprimée. Les techniques du numérique nous permettent de proposer des tirages d’ouvrages à la demande ou de sortir de tout petits tirages. Grâce à ces fonctionnalités nous pouvons éditer plus de textes, les diffuser plus largement et donc, toucher un plus grand public. Il est clairement établi par le consortium que rien ne sera publié sans passer par un comité de lecture et par le processus classique de l’édition. Par ailleurs, la Commission européenne exige que l’accès aux livres dans leur version numérique soit gratuit et que tous les développements informatiques soient « open source ».

En quoi votre projet répond aux usages du travail de recherche ?

En tant que chercheur, nous constatons de plus en plus que si l’information n’est pas disponible numériquement, nous n’allons pas forcément chercher, voire trouver, la version papier du texte qui nous intéresse. Les livres dont nous avons besoin ne sont pas forcément présents dans nos bibliothèques et le temps de recherche pour les obtenir est long et décourageant. De plus en plus, les chercheurs payent pour accéder à un service en ligne d’accès aux contenus qui les intéressent. Notre projet s’inscrit dans cette évolution et cherche à établir un circuit pour obtenir rapidement un livre grâce au tirage à la demande ou de pouvoir le consulter en ligne si quelqu’un recherche une information précise.

Pensez-vous que les chercheurs se tourneront vers la version papier si une version en ligne existe ?

La production de livres numériques actuellement disponible n’est pas encore assez importante pour pouvoir le dire. Je pense néanmoins qu’il faut maintenir l’existence du livre mais les problèmes économiques et écologiques liés à sa production sont de plus en plus grands. Notre projet est une façon de sauver l’objet intellectuel livre face à des contraintes économiques qui font qu’il en existe de moins en moins. Nous voulons lui faire profiter des possibilités offertes par le numérique. En sciences humaines et sociales, si on mène de concert une numérisation des documents primaires avec une mise en ligne des textes, cela permet d’associer la citation à la source et de voir très rapidement la preuve. L’édition numérique permet aussi de faire des liens, à partir des textes numérisés, vers des archives extérieures. D’ailleurs les livres d’OAPEN auront un lien vers les fonds des bibliothèques nationales numériques, de type Gallica en France. A terme, il sera possible, à partir d’un métamoteur central, de chercher une source dans toutes les bibliothèques. De même, il est important que les métamoteurs puissent interroger le contenu OAPEN.

Comment envisagez-vous la question du droit d’auteur sur les livres diffusés numériquement et gratuitement ?

Cette question est encore à l’ébauche mais pour le droit moral, nous nous dirigeons vers les licences Creative Commons qui nous semble une protection renforcée pour le droit des auteurs. La rémunération n’existera pas sur les ouvrages en ligne mais traditionnellement, peu de droits d’auteur sont versés pour les monographies pointues de recherche. Nous considérons que ce qui est mis en ligne participe à la valorisation du travail de recherche de l’auteur.

Une partie de cette interview est parue sur Educpros.fr.


marumushi.com

14 mars 2008

pagès, éditeur

27 février 2008

Yves Pagès s’exprime sur son métier d’éditeur chez Verticales dans le Télérama du 23 février 2008. Cette définition parfaite m’incite à réfléchir à mon avenir.

Editeur est par ailleurs un métier qui s’apprend sur le tas. C’est un long apprentissage. Le carnet d’adresses, les déjeuners en ville, les mondanités… tout cela, c’est du flan. Bernard Wallet m’a appris la générosité. Etre éditeur, c’est avoir l’orgueil de s’intéresser à l’autre sans avoir envie de prendre le dessus sur son texte, sans vouloir y mettre son grain de sel, et en faisant abstraction de sa propre jalousie. Il faut apprendre à être zen, accepter meilleur que soi.


bêta PUF : peut mieux faire

1 février 2008

Les PUF se lancent dans le web participatif avec une nouvelle version, encore en bêta, de leur site. L’éditeur fait le pari de créer une plate-forme collaborative basée sur le système Wiki. Grâce à cet outil de gestion de contenus libre, les internautes pourront commenter articles, ouvrages et fiches d’auteurs. Une pratique d’échange et de débat déjà très en vogue dans les cercles scientifiques.

Michel Prigent, président du directoire des PUF indique :

Ce que nous voulons avec ce site c’est d’abord susciter des discussions autour des auteurs et des éditions que nous proposons. Nous gardons un contrôle sur les contenus afin de garantir que les informations sont correctes. Par exemple, ce sont nos auteurs qui donnent directement les informations pour leur fiche. Les internautes participent par le biais des onglets de discussion.

La home présente dans d’abord les livres de la maison : les nouveautés, les meilleures ventes. La une met en avant un ouvrage qui vient de sortir. Chaque fiche d’ouvrage ou d’auteur donnent des informations supplémentaires : sommaire, caractéristiques, résumé, table des matières, des infos sur les auteurs.

Sur chaque fiche, on trouve un onglet de discussion pour chaque thème. J’ai cherché, j’ai navigué mais je n’ai trouvé aucune discussion ni commentaire : pour l’instant, pas grand-chose à se mettre sous les yeux en ce qui concerne les contributions des auteurs. La notion collaborative est donc mise à mal (ou alors le site n’est pas assez intuitif pour permettre de s’y repérer facilement). Espérons que la version définitive sera plus au point.

En revanche on a sous les yeux un très bon catalogue d’éditeurs qui fait l’effort de mettre en lien ses ouvrages avec l’actualité du moment ce qui change des traditionnels sites d’éditeurs qui se contentent de mettre en ligne une interface simple pour accéder à leur catalogue.


lost in the social

19 décembre 2007

L’article de Christine Rosen intitulé Amitiés virtuelles et nouveaux narcissismes, paru sur nonfiction.fr fait le constat de manière détaillée des types de nouvelles relations humaines qui se mettent progressivement en place sur les réseaux sociaux. Je trouve étonnant, voire même suspect, de se lier avec des dizaines ou des centaines d’amis sur My Space ou Facebook. J’ai testé, je m’y suis engouffrée et j’en reviens avec une sorte de malaise car ces relations virtuelles m’ont semblé à la fois passionnelles et paranoïaques, coupées de la réalité psychologique selon laquelle l’amitié se construit avec le temps, basée sur la complicité, les moments et les valeurs partagés et l’intimité.

Christine Rosen décrit ce que recherchent les internautes sur de tels sites apporte de nombreux éléments de réponses sur les raisons du succès de tels sites.

“Très souvent, les mœurs et manières qui se sont déjà développés dans le monde des réseaux sociaux en ligne indiquent que ces sites encouragent des rassemblements de ce que le psychiatre Robert Jay Lifton appelait des “soi protéiformes”. Ainsi nommés d’après Protéus, le dieu grec des mers aux formes multiples, le soi protéiforme évince “la dérision et l’auto-dérision, l’ironie, l’absurde, et l’humour”. En effet, l’enquête de l’université de Dayton montra que “23% des étudiants disent qu’ils déforment intentionnellement leur image sur Facebook pour être drôle ou faire une blague”. Lifton ajoute aussi que “les émotions du soi protéiforme tendent à flotter librement, sans être clairement attachées à une cause ou une cible”. Il en est de même des communautés protéiformes : “non seulement les émotions des individus mais aussi les communautés peuvent flotter librement”, écrit Lifton, “déracinées géographiquement et plébiscitées temporairement comme une sélection possible, sans promesse de permanence”. C’est précisément l’attrait des réseaux sociaux en ligne. Ces sites rendent plus faciles certaines relations, mais parce qu’elles sont gouvernées non par des mœurs locales ou communautaires mais par des caprices personnels, ils libèrent les utilisateurs de la responsabilité qui accompagne habituellement l’adhésion à une communauté. Ceci change fondamentalement la teneur des relations qui se forment, un phénomène qui s’observe au mieux dans la façon dont les réseaux sociaux traitent l’amitié.


my space ou l’intersection

13 décembre 2007

Extrait d’un article intéressant MySpace et Facebook : mes amis, mes fans et moi, de Odile de Plas et Yves Eudes, tiré du monde.fr du 13/12/07 :

La grande innovation de MySpace est d’avoir su mélanger intimement les produits amateurs et professionnels, créant un lieu inédit, à l’intersection des médias classiques et des nouveaux médias participatifs. Marc Mayor, directeur de MySpace France, explique que cette stratégie est apparue naturellement : “La musique, le cinéma, la télévision, le sport, les produits mode et high-tech, font partie des discussions normales des jeunes entre eux. Ils empruntent spontanément les oeuvres des autres pour s’exprimer et communiquer. Nous ne faisons qu’accompagner un mouvement de fond.” Jamie Kantrowitz, directrice du marketing récemment mutée à Londres : Nous faisons migrer les oeuvres professionnelles à l’intérieur des communautés d’amis. Cette nouvelle dynamique fascine les producteurs de contenus, c’est la voie de l’avenir. Mais il ne faut pas que ça devienne la jungle, ce mouvement doit être maîtrisé par une grande entreprise mondiale comme la nôtre.”


les lecteurs numériques, ça se vend

11 décembre 2007

Brève du Livres hebdo du 30 novembre 2007 :

Mis en vente le 19 novembre aux Etats-Unis, le Kindle d’Amazon est en rupture de stock, annonçait deux jours plus tard le site du libraire en ligne, qui ne précise pas toutefois combien d’exemplaires du lecteur numérique étaient disponibles à la vente. En France, à une autre échelle, le nouveau Cybook mis en vente par Booken début novembre a aussi été épuisé en quelques heures.


exit le Quid

9 décembre 2007

Le Quid, c’est l’énorme pavé qui trône dans quasiment toutes les bibliothèques familiales, une petite encyclopédie rééditée et mise à jour tous les ans. En 2007, le livre de 2.200 pages donnait à lire 2 millions et demi d’informations et était vendu 30 euros.

En 2008, le Quid ne paraîtra pas car Robert Laffont, l’éditeur de l’ouvrage, a décidé d’arrêter sa publication, le contrat liant l’éditeur et les auteurs (la famille Frémy) arrivant à échéance. Avec moins de 200.000 exemplaires vendus en 2007, le Quid “version papier” est en perte de vitesse. Trop lourd, trop cher et très vite obsolète, il a succombé à la concurrence des encyclopédies gratuites sur internet, de type Wikipédia qui sont, en principe, sans cesse remises à jour sans aucun coût de production.

Seul le quid.fr, en ligne depuis 1997, sera encore mis à jour. Mais, avec 1 million de visiteurs par mois, lui-même n’est pas rentable. Fabrice Frémy interrogé sur France-info affirme sa volonté de trouver de nouveaux partenaires et de relancer quelque chose.


m@nuscrits ou l’édition en ligne

5 décembre 2007

Je viens de découvrir l’expérience de Léo Scheer de créer une collection en ligne. Intitulée M@nuscrits, elle propose à la lecture des internautes tous les manuscrits envoyés par les auteurs par Internet et publiés bruts c’est-à-dire sans intervention de l’éditeur au préalable. Les lecteurs sont invités à commenter le texte. L’objectif de Léo Scheer est le suivant :

Les débats suscités par les perpectives de publication en ligne nous invitent à imaginer les différentes formes de cette nouvelle activité d’ “éditeur en ligne”. Ainsi, entre les blogs publiés gratuitement et les livres édité sur papier dans le circuit classique de distribution, va apparaître une grande variété de textes pour lesquels devront être inventées les formes les plus appropriées de publication.

Cette expérimentation est destinée à faciliter l’émergence de ces formes nouvelles.

Mon idée n’est pas diabolique, je pense qu’on va vers une segmentation des textes et qu’il faut trouver des formes d’édition adaptées à chaque segment.

Pour l’instant, et à titre expérimental, un manuscrit a été publié : Rater mieux de Géraldine Barbe (Barberine).


l’évolution du livre sur nonfiction.fr

23 novembre 2007

Un dossier très intéressant rassemblant des articles sur l’évolution des livres, de l’édition et de la communication sur le site nonfiction.fr nous annonce, entre autres, que le livre devrait, comme la musique, pouvoir être stocké sur une sorte d’ipod, à l’image du Kindle d’Amazon.


Martine, une amie retrouvée

19 novembre 2007

Elles m’ont bien fait rire les couvertures générées grâce au martine cover generator qui permettait de créer des parodies de couvertures des albums de la collection Martine édité par Casterman. Il suffisait de choisir une couverture, puis de remplacer le titre original par un titre de son choix. Et bien, c’est fini, Martine ne vivra plus que les aventures que lui accordera Casterman car l’éditeur vient de demander, à l’amiable, la fermeture du site son auteur Deelight.

En général, ces titres “retravaillés” étaient drôles et comme la collection affiche une image et un ton plutôt vieillots, retrouver Martine dans des titres décalés du style : Martine et Condoleeza attaque l’Irak, Martine a loupé son test ADN ou Martine, Merde ma pilule ! m’avait fait renouer avec cette copine d’enfance oubliée depuis bien longtemps.

Je comprends la réaction de Casterman qui se retrouve confronté à une image de Martine bien différente de celle que la collection veut faire passer mais je m’interroge sur les raisons qui les ont poussé à demander la fermeture du site (qui était modéré pour éviter, justement, de trop grands débordements). Et puis on les voyait partout ces couvertures, sur de très nombreux sites web ce qui a donné un sacré coup de jeune à cette héroïne tout droit sortie des années 50.

N’est-ce pas là une fois de plus un manque d’ouverture de la part des maisons d’édition au web et surtout est-ce que ce buzz n’aurait pas profité à la notoriété de l’héroïne et peut-être à ses ventes ?